Hypnose: Indications

Chacun de nous expérimente au cours d’une journée des états de conscience modifiée, dits “hypnotiques”: au réveil quand on est encore un peu “dans les choux”, durant une activité captivante qui nous fait oublier le temps qui passe, au moment de s’endormir quand les petits mouvements idéo-moteurs nous font sursauter…

L’état hypnotique est donc naturel et facile à reproduire en soi… à moins que l’on n’en ait pas envie: personne ne pourra vous forcer à vous détendre et à lâcher prise si vous en avez décidé autrement, à l’intérieur !

L’hypnose est un mot qui provoque généralement des réactions fortes, soit positives, soit négatives.
“Toute communication est hypnose”, disait John Grinder. “Je ne suis pas d’accord, l’hypnose n’existe pas” répondait Richard Bandler, (Transe-formations, InterEditions, 1998), tous deux élèves de Milton Erickson, co-inventeurs de la PNL (Programmation neurolinguistique).

Le fait même de considérer son problème d’un autre point de vue, d’amorcer un changement, de repousser ses limites et d’apprendre à améliorer ce que l’on fait déjà bien…fait déjà toute la différence !

Alors, peu importe, que vous y croyez ou pas, l’idée première est avant tout de vivre une expérience inter et intra-personnelle de “reliance”: un retour en soi, agréable et coopératif qui ouvrira bien des portes…

L’hypnose a fait ses preuves dans la guérison des affections suivantes :

Gérer ses émotions
Prendre la parole en public
Peurs et phobies
Angoisses
Gestion du stress
Améliorer sa concentration
Se préparer à un examen
Développer l’estime de soi
Confiance en soi
Changer une habitude
Libération du tabac
Problèmes de poids
Dépendances
Insomnies
Procrastination
Troubles du comportement
Troubles sexuels
Problèmes relationnels
Surmonter les épreuves
Dépression et deuil
Traumatisme
Prévenir et guérir le burn-out
Surmonter une séparation
Perte d’un enfant/fausse-couche
Infertilité
Départ à la retraite difficile
Interventions chirurgicales
Anesthésie sous hypnose
Améliorer son état physique​
Problèmes de dos
Douleurs chroniques
Fibromyalgie
Inflammations
Allergies
Migraines
Maladie de Crohn
Cancer
Maladie auto-immune
N.B: L’hypnose ne se substitue pas à une prise de médicaments ni à un suivi médical. Consultez votre médecin pour toute information complémentaire. La collaboration entre médecine allopathique et alternative est à même d’apporter le plus de chance de réussite dans le traitement des affections sus-mentionnées.

"La thérapie, c'est ce que je te fais; la guérison, c'est ce que tu te fais".

Betty Alice Erickson

Comment cela fonctionne-t-il ?

Les études de neurosciences (en évolution constante) montrent que lorsqu’un sujet fait du vélo ou se plonge par son imaginaire dans une activité cycliste, les localisations corticales activées sont les mêmes (et les études récentes montrent que ce seraient des zones cérébrales différentes et propres à l’état hypnotique). Et ce ne seront pas les mêmes aires qui seront activées si le sujet se livre à un simple récit de son dernier parcours en vélo. Ainsi, lorsque la psyché, sous le coup de l’imaginaire, prend le dessus sur la réalité, le cerveau suit et s’adapte, allant même jusqu’à ce que l’on nomme une « plasticité neuronale », c’est-à-dire une réorganisation des circuits neurologiques en fonction de la nouvelle réalité induite. Ainsi, soigner en hypnose, c’est amener le.la patient.e à changer de sensorialité : l’amener à quitter la raison, l’intellect, l’objectivité et le contrôle pour rentrer dans une autre forme de perception, la “perceptude” (selon le concept de François Roustang). Il n’est plus question, pour changer, de passer par la compréhension du problème, mais de lâcher nos certitudes, nos constructions mentales du problème et de revenir au corps. Le.la thérapeute oriente le.la patient.e vers l’ici et maintenant.

Un exemple de métaphore

Histoire du Papillon, Patrick Leroux, issue du livre “Pour le coeur et l’esprit”.

“Un homme a trouvé un jour un cocon de chenille et a décidé de l’apporter chez lui. Quelques jours plus tard, une petite ouverture est apparue. L’homme s’est assis et a observé pendant plusieurs heures le papillon se débattre de toutes ses forces afin de sortir de son cocon. Au bout d’un certain temps, le papillon ne bougeait presque plus. Comme s’il avait donné son maximum et qu’il n’avait plus rien à faire. L’homme a décidé alors d’aider le papillon. Il a pris une paire de ciseaux et a coupé le reste du cocon.

Le papillon est sorti alors facilement de son cocon, mais le corps du papillon était enflé et petit, et ses ailes étaient toutes ratatinées. L’homme continuait alors d’observer le papillon et s’attendait à ce qu’il ouvre tout grand ses ailes et commence à voler, mais rien de cela ne se passait. En fait, le papillon a passé le reste de sa vie à ramper avec son corps enflé et ses ailes déformées. Il n’a jamais été capable de voler…

Ce que l’homme avec sa gentillesse et son empressement n’avait pas compris, c’est que la lutte que le papillon devait effectuer pour sortir de son cocon était essentielle à son développement. En luttant ainsi de toutes ses forces, les fluides de son corps se seraient répartis dans ses ailes et, compte tenu du temps qu’il lui fallait pour crever son cocon par lui-même et déployer ses ailes, le papillon aurait été alors en mesure de voler et de se libérer une fois pour toutes de son cocon”.